Time Fades Away

vendredi 10 août 2007

You've Lost That Lovin' Feeling



Le 4 août dernier, Lee Hazlewood s'est éteint près de Las Vegas, le cancer qui le rongeait a eu raison de lui. J'apprends la nouvelle ce matin en passant chez Golightly. Une chanson triste, comme il savait si bien en faire pour l'occase, mais sans Nancy Sinatra qui lui donnait la réplique dans la version originale. Mais il y a si peu choses sur lui disponible sur la toile, déjà qu'on avait du mal à trouver ses disques...

jeudi 9 août 2007

Classement vertical



L'été... enfin!!
Tâchera de faire mieux l'an prochain...

mardi 7 août 2007

Black Heart

Lorsque j'ai mis le clignotant, que j'ai jeté un vague coup d'oeil dans le rétro pour m'engager dans la circulation, je savais que c'était la dernière fois que je mettais les pieds chez toi. Tu as regagné ton porche sans me regarder partir. Quelque chose s'est définitivement rompu ce soir là. D'un regard, le premier, celui que tu m'as adressé j'ai senti que je n'étais plus le bienvenu. Nous n'avons rien dit de la soirée. Je l'ai passée seul sur le balcon, à lire le journal d'abord, puis à regarder la pleine lune. Rester? Partir? Je ne suis pas parvenu à me décider et au fur et à mesure que le temps passait, le sommeil me gagnait. Je suis resté passer la nuit. Le lendemain matin, les choses n'avaient pas changé. On a juste échangé quelques banalités avec peu d'enthousiasme. Alors j'ai pressé le mouvement, rassemblé mes affaires et suis parti pour de bon. De soirées entières pendus au téléphone, ont pris place des mails de trois lignes, dont plusieurs sont restés sans réponse.
On s'est croisé un peu par hasard il y a un an, on a passé la soirée ensemble à discuter. Le moment venu de nous quitter, lorsque tu as gagné ta voiture, que tu as mis le contact, tu ne m'as pas laissé entendre que nous nous reverrions prochainement. Tu as mis le clignotant, jeté un coup d'oeil dans le rétro et pour t'engager dans la circulation.

mercredi 1 août 2007

Histoire deux blondes

Alors c'est l'histoire d'une blonde qui entre dans une librairie et qui s'adresse à la libraire, qui se trouve être blonde aussi.
- Bonjour, madame!!! Je suis à la recherche d'un livre!!
- Oui madame. De quel auteur??
- (Après réflexion) Vingt centimètres.
- Vincent qui???


Désolé.

vendredi 27 juillet 2007

"Papa had a fight with his heart."

Voilà ce qu'a dit sa fille qui était à ses côté lorsqu'il est décédé, et qu'il tenait toujours une vodka à la main. C'était le 1er janvier 1997, l'année commençait fort. A 53 ans, il avait récemment subi une opération de la hanche, mais c'est une embolie pulmonaire en complication qui a eu raison de ce corps usé par l'alcool, l'héroïne et la dépression.

Townes Van Zandt, le troubadour texan, a mené une vie chaotique et misérable. Fortement influencé par le blues et Bob Dylan, il parcourt les petits clubs du Colorado, du Texas ou du Tennessee. Il enregistre quelques disques majeurs pour un petit label, Poppy Records. Les trois premiers sont indispensables: For The Sake Of The Song (1968), Our Mother The Mountain (1969) et Townes Van Zandt (1970). En 1972, il réchappe d'une overdose alors qu'il travaille sur son 6ème album, qu'il baptise non sans humour The Late Townes Van Zandt. Il disparaît pendant cinq ans, vivant seul et coupé du monde là haut dans les montagnes avant de se décider à enregistrer Flyin' Shoes, en 1978, dernier album important.







Il aura à peine connu la récente réhabilitation que des groupes comme les Tindersticks (qui ont repris Kathleen en 94) ou les Walkabouts (eux c'était Snake Mountain Blues en 93) avaient entrepris. Reste cette histoire triste d'un type qui a exercé une très forte influence et qui n'en a retiré aucun succès. Et ces chansons si intenses qu'elles sont capables de vous faire chialer comme une madeleine un vieux dur à cuire.


mercredi 25 juillet 2007

Stop: je joue plus

"On ne te voit plus!" ou "Tiens, ça fait un moment!". Depuis quelques temps j'existe par le fait que je ne sois plus là. Longtemps j'ai fait acte de présence. Puis à me taire, essayer de me fondre du mieux possible dans le décors, j'ai fini par progressivement m'effacer complètement au point de disparaître. J'étais bien là présent physiquement, mais en fait ailleurs, branché en pilote automatique, attendant que les heures passent pour me libérer sans bouger de ce carcan, ne répondant que par des bribes quand on m'adressait la parole - de toute façon en me la coupant la seconde qui suivait, la réponse importait peu. La suite logique des choses étant de concrétiser les choses, je suis passé du virtuel au réel et j'ai pris la poudre d'escampette. C'est sûrement ça qui a le plus désarçonné: le fait d'avoir posé un acte, d'avoir refusé, dit: stop, je joue plus. Alors on s'interroge certainement, parce que je n'en dis pas plus, et maintenant que le mauvais pli a été pris, que botter en touche est devenu ma spécialité, dialoguer est devenu plus difficile. Il faut que je me sente pleinement en confiance pour ce faire, pour enfin apparaître. Finalement de moi, on ne sait rien et mon absence est devenue le signe de mon existence.

"On vient de se concerter et finalement on va faire sans vous". Alors ça c'est le genre de trucs faut pas me le dire deux fois. On peut se passer de moi: très bien. Nul n'est indispensable. Ce qui me contrarie le plus dans cette histoire c'est le fait de ne pas l'avoir vu venir alors que je savais très bien qu'un jour ça finirait comme ça, que c'était gros comme une maison. Savoir toujours se méfier de ce sentiment de confiance, nécessaire pour avancer, mais qui vous joue des tours quand il est mis à mal. Rester toujours sur la brèche pour réagir au plus vite, même si au fil des ans on baisse la garde, parce qu'on ne peut pas rester en alerte en permanence, parce que ça demande trop d'énergie et qu'on se fatigue plus vite. Savoir encaisser sans faire sa tête de con, parce que râler pester permet certes d'évacuer la tension non sans procurer un certain plaisir, mais, tout de même, faire attention à ne pas s'en prendre à la terre entière qui n'y est pour rien.

dimanche 22 juillet 2007

Au hasard: Balthazar!!




Balthazar Castiglione - Raphaël - 1516.

Puisque vous êtes sages: une image! A quelques pas de la bigleuse de Léonardo de Vinci, attardez-vous donc un peu sur ce portrait.
Bon ok, je me suis pas foulé pour faire un billet copié/collé, mais que voulez-vous, c'est dimanche...