Time Fades Away
mercredi 26 août 2009
mercredi 19 août 2009
Cher Léonard Cohen
Je voulais juste vous demander de bien vouloir m'excuser, que je ne serai pas là demain. J'avais pourtant très envie de vous rencontrer. Dès que j'ai su que vous veniez en France cet été j'ai tout fait pour me libérer une période pour venir vous voir. Si j'ai laissé passer les dates de juillet pourtant géographiquement plus proches, il y avait Nantes et Toulouse, je pensais pouvoir venir à Nîmes, ville que je découvrirais pour le coup. Vos chansons qui caresseraient les pierres des Arènes, le programme me séduisait assez.
Mais voilà, s'il reste des places encore disponibles, parce que... le prix des billets... Oh quel insolent je fais, pas de ça entre nous... Impossible de trouver à se loger dans la région. La faute à eux. Longtemps resté coupé du monde faute d'internet, je n'ai pu organiser mon séjour à temps. Je le voyais comme suit: j'aurais passé la journée dans le train, avec un bouquin, un peu de musique et un petit somme de temps à autre. J'aurais quitté la gare, posé rapidement mes affaires à l'hôtel, pris quelques photos sous le soleil du Gard, puis après avoir arpenté la ville, je serais venu vous retrouver d'un pas tranquille. Je serais peut être resté un ou deux jour de plus.
Je renonce donc à me taper 6 heures d'autoroute sous un soleil de plomb, pour arriver lessivé dans je ne sais quel village alentour, si jamais il restait encore de la place, gagner les Arènes à la hâte, où si ça se trouve je me retrouverai au dernier rang, pour peu qu'il vous prenne l'envie saloper le spectacle... mais vous ne l'auriez pas fait, pas vous... et refaire le chemin à l'envers le lendemain.

Je voulais vous dire que j'ai été envahi par la beauté de votre dernier enregistrement public Live In London, un des plus beaux disques de ce printemps. Que je me revois chez Sister Ray à Berwick Street, fasciné par la photo de la pochette, surpris de voir ce disque qui venait de sortir alors que je ne savais pas. Je ne me suis décidé à le prendre que quelques jours plus tard en duty free, juste avant de rentrer.
Je voulais vous dire que votre voix m'apaise. Que vous avez toujours cette singulière majesté et ce charme dévastateur. Que vos chansons m'ont suivi depuis bientôt vingt ans. Que malheureusement, je ne pourrai les avoir susurrées à mon oreille qu'ici avec mes enceintes. Que je suis terriblement navré de ce rendez-vous manqué. Que je vous aime, Beautiful Loser.
Mais voilà, s'il reste des places encore disponibles, parce que... le prix des billets... Oh quel insolent je fais, pas de ça entre nous... Impossible de trouver à se loger dans la région. La faute à eux. Longtemps resté coupé du monde faute d'internet, je n'ai pu organiser mon séjour à temps. Je le voyais comme suit: j'aurais passé la journée dans le train, avec un bouquin, un peu de musique et un petit somme de temps à autre. J'aurais quitté la gare, posé rapidement mes affaires à l'hôtel, pris quelques photos sous le soleil du Gard, puis après avoir arpenté la ville, je serais venu vous retrouver d'un pas tranquille. Je serais peut être resté un ou deux jour de plus.
Je renonce donc à me taper 6 heures d'autoroute sous un soleil de plomb, pour arriver lessivé dans je ne sais quel village alentour, si jamais il restait encore de la place, gagner les Arènes à la hâte, où si ça se trouve je me retrouverai au dernier rang, pour peu qu'il vous prenne l'envie saloper le spectacle... mais vous ne l'auriez pas fait, pas vous... et refaire le chemin à l'envers le lendemain.

Je voulais vous dire que j'ai été envahi par la beauté de votre dernier enregistrement public Live In London, un des plus beaux disques de ce printemps. Que je me revois chez Sister Ray à Berwick Street, fasciné par la photo de la pochette, surpris de voir ce disque qui venait de sortir alors que je ne savais pas. Je ne me suis décidé à le prendre que quelques jours plus tard en duty free, juste avant de rentrer.
Je voulais vous dire que votre voix m'apaise. Que vous avez toujours cette singulière majesté et ce charme dévastateur. Que vos chansons m'ont suivi depuis bientôt vingt ans. Que malheureusement, je ne pourrai les avoir susurrées à mon oreille qu'ici avec mes enceintes. Que je suis terriblement navré de ce rendez-vous manqué. Que je vous aime, Beautiful Loser.
mercredi 12 août 2009
Neil Young Archives Vol.1 1963-1972
L'objet est beau. On dirait une cartouche de cigarettes. On a peur de l'abîmer pour l'ouvrir, mais il s'ouvre bien en deux, et on découvre alors deux compartiments. Huit disques... Il va y en avoir des choses à écouter! Ça fait bien trois semaines que je l'ai, ce coffret, il m'impressionnait tellement que je l'ai laissé tel quel, sous cellophane, je ne m'y suis penché que ce week end. Longtemps promis, maintes fois repoussé, le premier volume des archives de Neil Young, couvrant la période 1963-1972, vient de paraître.
Il y eut déjà plusieurs avant goûts, avec fin 2006 la publication du Live At The Fillmore East 1970 avec Crazy Horse et quelques mois plus tard en mars 2007, celle du Live At Massey Hall 1971, qu'il faut absolument avoir, seul sur scène, soit à la guitare soit au piano, un concentré de ses meilleures chansons, probablement les plus belles. Le coffret a mis trois ans de plus pour voir le jour.
Pour quel résultat? 116 titres au total, mais une quarantaine véritables inédits, c'est un peu léger à mon goût. On y retrouve certes les deux précédents concerts cités, mais allez comprendre, nulle trace du Live At The Canterburry House 1968 publié en décembre dernier. On trouve à la place, et sans perdre au change, un enregistrement de l'année suivante, Live At the Riverboat 1969, qui est pour le moment, le principal attrait du coffret. Car pour le reste... Car pour le reste, et il me reste encore les volumes 6 et 8 à découvrir, il est assez agaçant de retrouver des pans entiers des albums originaux, qu'on a déjà, pour commencer, et qu'on connaît dans leurs moindres recoins. J'ai vraiment peine à croire qu'on n'a réussi à trouver qu'une petite quarantaine de véritables inédits, quand ce n'est pas des alternates takes. Le livret qui accompagne ne donne que le minimum syndical d'informations, pas la peine d'espérer passer des heures à s'y plonger dedans, ça tombe bien, j'ai pas le temps. Il a toutefois l'honnêteté de garantir la provenance, notamment lorsqu'il s'agit de versions déjà publiées.
Pour ceux qui hésiteraient avec la version DVD du coffret, qui pour justifier son prix sans doute, inclus aussi ce coffret de 8 CD, je leur rappellerais la chose suivante. Les premières éditions du Live At Fillmore East et du Live At Massey Hall étaient déjà enrichies de DVD hautement dispensables. Je trouve absolument scandaleux et honteux ce genre de procédé, qui consiste à filmer des photos d'archive et à donner l'illusion grossière du mouvement à coup de zoom avant et arrière. Je réfléchirais à deux fois dans le cas où tous les autres DVD de la série feraient appel à cette technique.
En conclusion. Quelques perles et de vrais joyaux qui valent le détour, c'est indiscutable. Se le procurer direct des States à un prix abordable. Sinon se replonger sans modération dans sa très dense discographie officielle.
lundi 10 août 2009
Who Can Say
Si elles étaient bien les vacances? Who Can Say? Je n'en sais rien. Le printemps s'est enfui sans que je ne m'en rende compte, il se passe la même chose avec l'été. Je suis blanquignous comme je l'ai jamais été à cette époque. Même pas eu l'occase de sortir le transat, même pas une sieste sous le châtaigner. J'ai les yeux cernés, je suis fatigué. Triste mine, triste sire. Pas de concert, ni de festival à ce jour. Pas de disques achetés non plus, pas de nouveautés, et j'ai fait une pause dans ma quête aux vinyles. Les cartons se déballent de temps à autre, les pièces prennent un nouvel habillage et montrent un nouveau visage.
J'ai l'impression d'avoir laissé filer l'été, d'être passé à côté des longues journées ensoleillées. Le soir tombe plus tôt à présent. Je vous dirai dans trois jours à quoi ressemblent les vacances au mois d'août, chose nouvelle pour moi.
Eu le temps d'oublier mes disques, d'en écouter quelques uns, dans la bagnole principalement. Aimerai vous parler plus longuement de The Horrors, des sensations que ce disque procure au volant, le pied gauche battant la mesure, le droits ne pouvant se lever de l'accélérateur, et voir ainsi défiler le paysage en cadence. Mais, il se fait tard, et je suis fatigué, alors silence, laissons les vous dire...
J'ai l'impression d'avoir laissé filer l'été, d'être passé à côté des longues journées ensoleillées. Le soir tombe plus tôt à présent. Je vous dirai dans trois jours à quoi ressemblent les vacances au mois d'août, chose nouvelle pour moi.
Eu le temps d'oublier mes disques, d'en écouter quelques uns, dans la bagnole principalement. Aimerai vous parler plus longuement de The Horrors, des sensations que ce disque procure au volant, le pied gauche battant la mesure, le droits ne pouvant se lever de l'accélérateur, et voir ainsi défiler le paysage en cadence. Mais, il se fait tard, et je suis fatigué, alors silence, laissons les vous dire...
samedi 11 juillet 2009
Spécial jeux!!
jeudi 2 juillet 2009
Ce qui ne l'était pas
Il faut que je vous parle... Je pouvais pas vous en parler avant... Avant que ça soit fait.
Alors que je me trouvais au téléphone, à faire le tour du net comme je le fais entre midi et deux, me voilà contraint de raccrocher en catastrophe et de voir débarquer tout un tas de personnes, la plupart inconnues, qui étaient là pour ficeler le paquet et signer la vente: mandataires, notaires, banquiers, comptables, nouveaux acquéreurs et employeur démissionnaire. Le secret si bien gardé ne tenait plus, il fallait bien que je me trouve là où il fallait pas. En une heure tout au plus, nous voilà vendus, avec le mobilier et le stock.
Un mois plus tôt le discours n'était pas le même. C'est les larmes aux yeux qu'on me suppliait de ne pas m'en aller. Qu'on n'avait pas assez de qualificatifs pour reconnaître ma valeur, qu'on me donnerait monts et merveilles à l'avenir. On trouverait bien une façon d'associer nos talents. Toujours se méfier des compliments, surtout de la part de quelqu'un qui n'en fait jamais et ne jamais compter sur des promesses. Un mois plus tard, les choses n'étaient plus les mêmes, me voilà écarté, sans état d'âme aucun, de la possibilité de gravir un dernier échelon.
Sortie de piste sans panache, prend l'oseille et tire-toi. On l'a eu à l'usure finalement...
Alors que je me trouvais au téléphone, à faire le tour du net comme je le fais entre midi et deux, me voilà contraint de raccrocher en catastrophe et de voir débarquer tout un tas de personnes, la plupart inconnues, qui étaient là pour ficeler le paquet et signer la vente: mandataires, notaires, banquiers, comptables, nouveaux acquéreurs et employeur démissionnaire. Le secret si bien gardé ne tenait plus, il fallait bien que je me trouve là où il fallait pas. En une heure tout au plus, nous voilà vendus, avec le mobilier et le stock.
Un mois plus tôt le discours n'était pas le même. C'est les larmes aux yeux qu'on me suppliait de ne pas m'en aller. Qu'on n'avait pas assez de qualificatifs pour reconnaître ma valeur, qu'on me donnerait monts et merveilles à l'avenir. On trouverait bien une façon d'associer nos talents. Toujours se méfier des compliments, surtout de la part de quelqu'un qui n'en fait jamais et ne jamais compter sur des promesses. Un mois plus tard, les choses n'étaient plus les mêmes, me voilà écarté, sans état d'âme aucun, de la possibilité de gravir un dernier échelon.
Sortie de piste sans panache, prend l'oseille et tire-toi. On l'a eu à l'usure finalement...
Ce qui était prévisible
Depuis un peu plus de deux mois les choses tournent au ralenti ici. S'il est des périodes où rien ne se passe, où les jour se succèdent les uns aux autres identiques, depuis quelques semaines, le cours pépère des choses en a pris un coup.
Tout d'abord, il y a eu ce qui était prévu, ou sinon logique. Arrivait l'aboutissement de ces nombreux mois d'hésitation, de réflection. Cette décision de vivre à deux en impliquait une autre, repoussée, elle, de nombreuses années. Rendre publique la chose, l'annoncer au cercle proche. Il fallait que ça sorte de la façon la plus naturelle et le ton le plus rassurant qu'il soit. Que les mots biens choisis viennent sans une hésitation, le regard droit si possible, le sourire vendeur. Même si à ce jour les présentations n'ont toujours pas été faites, l'accueil est plutôt favorable, à mon grand soulagement.
Il y aura seize cartons de CD, six caisses de vinyles, et deux de quarante cinq tours à remuer dans les jours qui viennent, je ne vous parle pas des différentes paires d'enceintes colonnes ou bibliothèques, et du reste de la hifi. L'appartement se vide progressivement, et retrouve l'espace qu'il avait lorsque je l'ai pris il y a neuf ans tout juste. D'ici une dizaine de jours, il n'y aura plus le téléphone et comme, je ne sais pas pourquoi, je le sens mal le transfert de la ligne, car je pense que le technicien n'aura avec lui ni pelle ni pioche pour me raccorder au réseau, ce qui allongera le délai, c'est inévitable, je m'apprête à passer quelques semaines sans internet.
Il va donc falloir, chers lecteurs, vous attendre au prolongement de cette activité réduite pour quelques semaines encore.
Tout d'abord, il y a eu ce qui était prévu, ou sinon logique. Arrivait l'aboutissement de ces nombreux mois d'hésitation, de réflection. Cette décision de vivre à deux en impliquait une autre, repoussée, elle, de nombreuses années. Rendre publique la chose, l'annoncer au cercle proche. Il fallait que ça sorte de la façon la plus naturelle et le ton le plus rassurant qu'il soit. Que les mots biens choisis viennent sans une hésitation, le regard droit si possible, le sourire vendeur. Même si à ce jour les présentations n'ont toujours pas été faites, l'accueil est plutôt favorable, à mon grand soulagement.
Il y aura seize cartons de CD, six caisses de vinyles, et deux de quarante cinq tours à remuer dans les jours qui viennent, je ne vous parle pas des différentes paires d'enceintes colonnes ou bibliothèques, et du reste de la hifi. L'appartement se vide progressivement, et retrouve l'espace qu'il avait lorsque je l'ai pris il y a neuf ans tout juste. D'ici une dizaine de jours, il n'y aura plus le téléphone et comme, je ne sais pas pourquoi, je le sens mal le transfert de la ligne, car je pense que le technicien n'aura avec lui ni pelle ni pioche pour me raccorder au réseau, ce qui allongera le délai, c'est inévitable, je m'apprête à passer quelques semaines sans internet.
Il va donc falloir, chers lecteurs, vous attendre au prolongement de cette activité réduite pour quelques semaines encore.
Inscription à :
Articles (Atom)

