Time Fades Away

dimanche 17 février 2008

Blue

Depuis quelques jours c'est Blue qui a les honneurs. C'est sur la discographie de Joni Mitchell que je me penche. Mais cette fois-ci, plutôt que d'opter pour dix albums d'un coup, et éviter de froler l'indigestion, c'est au coup par coup que je me la fais distiller.
C'est par Blue que j'ai commencé. Et à la première écoute de ce qu'on lit partout comme le chef d'oeuvre, je n'ai pas pu m'empêcher de plisser les yeux, pour atténuer ce qui arrivait à mes oreilles. Je m'attendais à quelque chose de plus doux, de plus sensuel, de plus mélancolique. Il n'a fallu que deux ou trois écoutes pour passer outre la voix aigrelette, suraigüe, ce côté institutrice appliquée, la production datée et très early eventies. Blue a été publié en juin 1971. Il dure un peu plus de 34 minutes, rien à jeter dessus. A partir de l'année suivante, avec For The Roses, Joni Mitchell entame une mue, les vocalises stridentes s'atténuent, l'accompagnement s'étoffe.
La suite selon les prochaines livraisons.
Deux extraits, sortis d'un Johnny Cash Show, histoire de vous faire grincer les dents et boucher les oreilles.



Ce matin, c'est le disque que j'ai choisi pour commencer la journée. Un peu plus tard dans la matinée, bonne surprise, je mettais la main sur un exemplaire du vinyl américain, pochette gatefold, en parfait état. Plutôt rare.

9 commentaires:

Kill Me Sarah a dit…

J'ai une énorme tendresse pour Don Juan's reckless daughter paru quelques années plus tard en pleine vague punk. Sûrement parce que c'est le premier que j'ai écouté vers 1979/1980.
(tu trouves ça comme ça en bas de chez toi les vinyles?)(ce qui est marrant c'est j'ai aussi une version US comme neuve trouvée sans chercher)

Solitary Man a dit…

Incroyable, m'est tombé du ciel, attrapé au vol directement, dans les mains...
Non il a fallu fouiller entre les napperons, les casseroles en cuivre, les collections de cartes téléphoniques ou mieux, de pin's...
Je commence fouiner autour de Blue, sachant pas trop bien à partir de quand il faut commencer avec Joni Mitchell, si les premiers albums sont biens, ni arrêter à temps à la fin des 70's. Avant Mingus, on dirait?

Arty a dit…

Elle me crispe !

Sympa son métier à tisser !

Solitary Man a dit…

Arty>
Même pas de solidarité capillaire!
Oui la première fois ça fait toujours comme ça. Métier à tisser? C'est pas une planche à repasser?

Kill Me Sarah a dit…

Ah mais je l'aime bien Mingus. Ensuite forcément ce n'est pas pareil... j'aime bien Turbulent indigo cela dit...

Solitary Man a dit…

KMS>
J'ai reçu Court & Spark hier. C'est incroyable la mutation en deux ans à peine. La voix mieux placée, moins stridente, moins de vocalises. Je vais donc poursuivre mon exploration.
En fait j'ai découvert Joni Mitchell avec ses "albums testaments" des années 2000: Both Sides Now et Travelogue qui m'ont très fortement impressionné.

Noboru Wataya a dit…

j'aime bien la joni moi. même si je l'écoute plus. hihi. but been there done that, genre.

Solitary Man a dit…

Nob Wat>
Puis respect quoi: c'est quand même la femme d'Eddy Mitchell, non?

Noboru Wataya a dit…

si ce n'est elle c'est donc sa soeur.