Time Fades Away

samedi 2 août 2008

Histoire belge - suite

Que faire à Bruxelles au plein coeur de l'été. Boire des mousses en terrasse au Fontainas où on trouve au bar un adonis tout droit sorti d'un tableau du Caravage. Après avoir arpenté la ville en long en large et en travers, on finit par trouver un disquaire d'occasion, puis deux... puis on les fait tous, le vice ressurgit. On se surprend même à faire un relevé de prix en prospectant. On ramène dans sa besace le premier Reggiani, et l'Album Blanc de Léo Ferré autrement appelé La Nuit ou L'Eté 68, selon.


A Bruxelles, on goûte les spécialités locales: la gaufre de Liège, les frites un'fois, le sandwich mitraillette, le pita feta, les chocolats de chez Godiva, une glace au caramel salé dans le quartier flamand chez un type qui propose des parfums incroyables: olive, marrakech... On y mange italien, thaïlandais et aussi japonais.
A Bruxelles on fait des expos. It's Only Rock'n'Roll, au Bozar, où on repère dans l'obscurité les canapés dans le fond de la pièce Brian Eno et on se laisse bercer par la nappe de synthé et les couleurs au fond qui varient doucement presque imperceptiblement. Puis le ticket que vous avez dans les mains vous glisse des doigts, il s'agirait pas de s'endormir. Fisherspooner propose un work in progress d'une chorégraphie projeté sur quatre murs assez amusante. Et c'est tout en gros. Dans un autre registre, plus classique, il y a The Royal British Collection, avec Bruegel, Van Dyck, Rubens...
Puis quand il fait beau à Bruxelles, on prend le train, faire un tour à Bruges, marcher dans les rues, le long de canaux. Croiser du touriste français se plaignant des guides et de leur humour un peu lourd: "de l'humour belge sans doute". Le point de vue est magnifique, en haut du beffroi, du haut de ses trois cents et quelques marches et de ses quatre-vingt huit mètres. La montée et la descente mettent à rude épreuve les petits cuisseaux. On pique un peu du nez sur le chemin du retour.


Un grand merci pour tout à Gérald et à Bruno.

2 commentaires:

Kill Me Sarah a dit…

Ah mais il y a plein de bons disquaires à Bruxelles. Il y en a un à 10m du Manneken piss qui est très bien et sinon Jukebox records sur Anspach est une caverne d'Ali Baba. De toute manière il y en a pas mal dans le centre.

Solitary Man a dit…

Si je te disais que c'est à cause de celui là que tout à commencé...
Le mannekinpis, on rigole trente secondes et oh!! disques!!
Je crois les avoir tous parcourus à peu de chose près. J'ai trouvé les prix pratiqués un peu... exagérés... Passé 10€... Ca commence à faire chérot, à moins d'être un truc rare en super bon état.
Pour te donner un exemple, le Reggiani, je l'ai vu respectivement à 40€, 20€...
L'exemplaire que j'ai rapporté qui est une réedition certes, mais qui me suffit amplement, ne m'en a coûté que 5!
Ya en plein boulevard Anspach, effectivement mais qui t'affichent facilement du plus de 20€ pièce...
Du côté de la Bourse, yen a un de bien.