Time Fades Away

dimanche 25 mai 2008

Classement Vertical


Barcelone
Des pavés, du soleil, des visages
Un été plein d'images
Et de fleurs

C'était la première fois que j'y mettais les pieds, une destination qui me trottait depuis longtemps dans la tête. C'est pas le bout du monde pourtant la Catalogne depuis ici. Peut-être était-ce trop près justement. Peut-être que j'entendais trop de monde se pâmer de cette ville, où tout le monde y avait déjà été, où tout le monde trouvait ça vraiment bien.

Barcelone
Dans le port un bateau qui s'amarre
Le bourdon des guitares
Et mon cœur

Puis il y avait cette chanson perdue au fond d'une cassette, cette compilation de Boris Vian que je m'étais faite en 92, vers laquelle je revenais souvent. Il y avait J'Suis Snob, Je Bois, et Barcelone. L'Espagne avait la côte cette année là: les J.O. à Barcelone, l'Expo Universelle à Séville. Et moi qui restait là dans mon studio au dernier étage. Je n'ai eu pas de vacances cet été là, je bossais dans un petit bled à la limite de la Dordogne et passais mes soirées dans une chambre d'hôtel où j'étais en pension complète aux frais de la princesse.

Barcelone
Souvenir de nos nuits haletantes
D'un été qui me hante
Barcelone

Je ne suis pas parti cet été là, pas question de faire comme tout le monde. Alors je me suis mis à imaginer la ville. Jamais je n'ai eu la curiosité d'en chercher des photos. J'imaginais des rues étroites baignées de la lumière blanche d'un soleil brûlant, des murs blancs, du silence, des fenêtres ouvertes. J'imaginais cette histoire d'amour, passionnelle et charnelle, l'électricité de l'union des ces deux corps et le désarroi de leur séparation.

Barcelone
Sur le port, dans le vent qui se lève
Je vois vivre mon rêve
Barcelone

Je m'imaginais marchant dans les rues à la recherche de cet amour perdu, amour qui aurait pour fantôme une ville dont je ne connaissais pas le visage. Je me trompais sur toute la ligne. Quand j'ai mis les pieds là bas, ça ne ressemblait en rien à tout ça. Un peu tiédi au départ j'ai du regarder les choses en face, pour partir à la découverte d'une ville toute nouvelle, laissant mes rêves au placard, même si au moment où je ponds ces lignes, je revois et ressens profondément encore la rue de mon Barcelone imaginaire.

9 commentaires:

Kill Me Sarah a dit…

Ah mais il y a toujours un carillon qui résonne au fond du port de Barcelone
(même sous la torture je ne dirais pas de qui sont ces paroles)
(dans tous les cas je nierai tout en bloc)

Solitary Man a dit…

KMS>
Même si son air est monotone...
Il peut pas chanter pour personne...
Y a toujours un carillon qui résonne
Au-d'sus du port de Barcelone


Désolé.

Solitary Man a dit…

En fait c'est plutôt ici qu'il faut regarder. Les puristes (pardon KMS) me pardonneront...

Arty a dit…

Les rêves correspondent rarement à la réalité. Pour le prince charmant ça m'a fait pareil !

Solitary Man a dit…

Arty>
Tu l'as embrasssé et il s'est transformé en crapaud? C'est l'inverse normalement. T'as pas d' bol dis donc!

Noboru Wataya a dit…

tu eusses pu bwouérler (comme on dit au pays) avec l'atroce mercury et la non moins caballé: Barcelooooona! Barceloooooona!
fiou! à quoi ça tient.

Solitary Man a dit…

Nob Wat>
On va faire la minute "Les Gradins". Un truc genre comme ça... Mon Dieu!
Ah BCN ça vous inspire!!

Kill Me Sarah a dit…

Je nie en bloc votre honneur. jamais je n'ai cité des paroles de JP Capdevielle. Je ne sais même pas qui c'est d'ailleurs.

Solitary Man a dit…

KMS>
Oui c'est ce qu'on dit, c'est ce qu'on dit...
Toute ressemblance avec des personnes ou des faits ou blablala n'est que pure coïncidence...
Et ça c'est quoi???!!!