Time Fades Away

lundi 24 septembre 2007

A table!!

Je ne me suis pas méfié quand elle m'a proposé innocemment des oignons. T'en veux qu'elle m'a dit: tiens prends, et je me retrouve avec un cageot plein d'oignons violets entre les mains. Et des patates: prends les toutes. Et me voilà avec un sac de dix kilos sur les bras. Le Camp de S#k#l (sorte de camping où se retrouve la mafia russe) a fermé pour la saison. Il restait des trucs en cuisine qu'on m'a donné mais dont je ne me servirai jamais. Tiens, dit-elle en me remplissant sac à surgelé de barquettes de beurre, de margarine et de lardons...
Donc ce début de mois pour venir à bout de ce stock avant qu'il ne se dégrade, il m'a fallu cuisiner tout ça. Au menu: omelette aux patates et piments, frites, tartiflette ou bien tarte aux oignons.

Je l'ai taquinée en lui demandant comment étaient ses tomates. Ben c'est qu'il y a eu la maladie, et qu'on avait beau sulfater, pas beaucoup de soleil, qu'elles ont mis du temps à mûrir, mon bon monsieur. Enfin s'il vous en reste, que je place... Je vous le ferai savoir qu'elle me dit mais attention, il faudra venir les chercher. Une semaine plus tard, je me retrouvai avec un cageot sur les bras, qui débordait de tomates plus grosses que mes mains, il y en avait bien pour dix kilos.
Donc depuis la semaine dernière, si je me délecte de ces tomates légèrement sucrées et qui ont enfin du goût (une seule suffit pour un repas du soir), il m'a fallu aussi cuisiner rapidement tout ça, parce que ça se gâte en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Deux faitouts de piperade et un autre de ratatouille ont fait néanmoins sensiblement baisser le stock.

J'ai cru qu'il se moquait cet hiver quand je l'ai vu dans le couloir, arborant fièrement le carton qu'il tenait dans ses bras. Il m'a dit: j'ai pris un jambon, t'aimes pas le jambon? Mais où veux-tu le mettre, dans mon petit appart, ton jambon que je lui dis? Aussi délicieux qu'il était le jambon, il n'a malheureusement pu rester chez moi, question d'encombrement et... d'odeur un peu aussi. Il est reparti à la campagne, enveloppé d'un sac et pendu au crochet. Il y a quelques jours nous en avons vu le bout. Il a reporté un vif succès lors du gueuleton qu'on avait organisé pour remercier celles et ceux qui étaient venus prêter main forte au chantier.

Septembre fut donc le mois de la cuisine en grosse quantité. Je laisserai la conclusion du billet à Low. Revenu de la production cartoonesque et pyrotechnique de Dave Fridmann avec The Great Destroyer, et d'une vilaine dépression qui l'a travaillé tout le long de la tournée qui a suivi, Alan Sparhawk et Mimi sa femme reprennent le régime sec, l'austérité, l'ascèse. Production sèche et diamétralement opposée, leur nouvel album Drums And Guns passe pour une collection de démos abruptes et rêches à la première écoute. C'est pourtant un disque formidable et honnête. Drums And Guns, comme la guerre imbécile dans laquelle leur pays s'est embourbé, comme "la guerre qu'on peut mener contre soi-même, des fois aussi".

7 commentaires:

Nat a dit…

Dis-moi que je rêve !!!! Comment les restes du camp ont-ils pu atterrir chez toi ???
Puis y a pas de mafia là-bas, nan mais !!!

Solitary Man a dit…

Ya une taupe on dirait... Pas de quoi à mettre le KGB sur les dents. La pègre locale semble mieux organisée!!

Kill Me Sarah a dit…

Je les ai vu la veille du 2ème tour cette année, Low, au café de la danse.
La voix de Mimi Parker sur scène c'est quand même incroyable.
Ca faisait longtemps que je ne les avais pas vus (99 je crois), mais ça m'a fait pareil.

Solitary Man a dit…

Pour la précédente tournée, ils avaient fait une virée en province, donc j'ai pu les voir à cette occasion. Les chansons de The Great Destroyer tenaient parfaitement la route en formule acoustique. Et de ce que j'ai entendu de celles de Drums&Guns en live, car il ne sont pas passés dans le coin cette fois ci, ça les rend plus accessibles.
Ils developpent sur scène une atmosphère unique.

Nat a dit…

Et à part ça, il reste du gâteau ?

Sergio a dit…

L'est mal élevé, ce gars-là... Vient à table sans monocle...

Solitary Man a dit…

Nat>
Ben oui!! Il reste ta part dans la petite assiette. La manche y frotte mais il y touch'pas à celle là. Gourmande va!!

Sergio>
Bienvenue! Regardez-moi ça mon bon monsieur: en plus il met les coudes sur la table!